L'échelle de 1 à 11+
- 1 à 2 (faible) : aucune protection nécessaire pour une exposition courte.
- 3 à 5 (modéré) : chapeau et lunettes conseillés en milieu de journée.
- 6 à 7 (élevé) : crème solaire nécessaire, exposition prolongée déconseillée entre 12 h et 16 h.
- 8 à 10 (très élevé) : protection complète requise, peau claire à risque de coup de soleil en moins de 15 minutes.
- 11 et plus (extrême) : toute exposition sans protection devient risquée en quelques minutes, y compris pour une peau mate.
Cette échelle est la même que celle utilisée par les services de santé pour fixer les recommandations de protection destinées aux enfants et aux peaux sensibles.
Ce qui fait varier l'indice
L'indice suit d'abord la saison : il culmine en juin et juillet, quand le soleil est au plus haut, et reste faible de novembre à février. Il augmente aussi avec l'altitude, d'environ 10 % tous les 1 000 mètres, l'air plus fin filtrant moins les rayons : un randonneur à Chamonix-Mont-Blanc reçoit davantage d'UV qu'en plaine à la même heure, même par temps frais.
La latitude compte également : le sud du pays, autour de Nice ou de Perpignan, affiche des indices plus élevés qu'en Bretagne ou dans le Nord à la même date. Enfin, la réverbération ajoute un rayonnement réfléchi qui s'additionne au rayonnement direct : la neige renvoie jusqu'à 80 % des UV, le sable et l'eau autour de 15 %, ce qui explique les coups de soleil sur les pistes ou en bord de mer même par ciel voilé.
Combien de temps s'exposer sans protection
Pour une peau claire, le temps avant coup de soleil diminue vite avec l'indice : environ 60 minutes à l'indice 3, 30 minutes à l'indice 6, moins de 15 minutes à l'indice 9 et au-delà. Une peau mate ou déjà hâlée supporte deux à trois fois plus longtemps, mais le mécanisme reste identique.
Règle de décision : dès que l'indice UV affiché dépasse 6, une protection (crème, vêtement, ombre) devient nécessaire dès la mi-journée, même par ciel voilé ou nuageux, car les nuages fins laissent passer la majorité du rayonnement UV.
Ce repère vaut aussi pour les activités sur l'eau ou en montagne, où la réverbération ajoute un rayonnement supplémentaire non pris en compte par l'indice affiché seul.
L'indice UV selon les saisons
En hiver, l'indice UV dépasse rarement 2 ou 3 sur l'ensemble du pays, y compris sur le littoral méditerranéen : la faible hauteur du soleil limite le rayonnement, même par ciel parfaitement dégagé. Au printemps et en été, l'écart nord-sud se creuse nettement : le Sud atteint régulièrement l'indice 8 à 9 en juillet, contre 6 à 7 sur la façade atlantique à la même période.
La neige en fin d'hiver change la donne en altitude : un indice UV modéré sur le papier peut produire un coup de soleil rapide en station de ski grâce à la réverbération combinée de la neige et de l'altitude, un piège classique du ski de printemps.